
L'eau, source de vie
L’accès à l’eau et à l’assainissement est considéré comme un droit fondamental pour tous. Toutefois, une grande partie du monde, et particulièrement les régions en développement, souffrent en permanence du manque d’accès à ces facilités. La pénurie d’eau et d’installations sanitaires menace la santé, le bien-être économique et l’environnement de milliards de personnes.

Objectifs et Moyens:
- Approvisionner les régions manquantes d'eau potable par le creusement de puits, le forage, les pompes à eau, les pipelines, les robinets, la fourniture de citernes d’eau...

- Combattre la propagation des maladies liées à la consommation d’eau non potable : diarrhée, choléra, paludisme, vers intestinaux... par la mise à disposition de système de canalisation et l’installation de sanitaires.
- Améliorer l’hygiène à travers les projets de construction de canalisations, tuyaux, infrastructures pour l’évacuation et l’épuration des eaux usées...
- Améliorer la santé des populations à risque à travers des campagnes de sensibilisation aux maladies liées à la consommation d’eau non potable
- Consacrer le temps à aller chercher l’eau à l’éducation et à la formation
- Eduquer et sensibiliser les populations concernées à une meilleure gestion de l’eau
- Irriguer les champs de cultures dans les régions arides

Comment participer ?
Fond général de puits (FGP)
Versez la somme de votre choix (5- 10- 15€) au profit du financement de forages de puits. Télécharger l'orpdre permanent
Financer un forage complet (Puits+ pays)
Le coût d’un forage et des installations annexes (pompe à eau, …etc.) avoisine les 4000€, cette somme est régulièrement réestimée. Un tel investissement peut être réalisé par un seul ou plusieurs donateurs.
Un forage comprend : une étude géophysique, des moyens techniques de forage (plate-forme de forage, tubage, système de filtration, pompe à eau et enfin structure de surface).
Témoignage:
Malawi 2006: L'histoire de Fagesi Tchale
C’était il y a 6 ans. Le mari de Fagesi contractait une maladie qui progressait rapidement et au bout de 8 mois de souffrance et d’agonie, Fagesi perdit son époux. Il est probable que ce dernier était HIV positif mais cette maladie demeurant tabou pour les villageois du Malawi, la plupart d’entre eux se refusent à faire le test ; le diagnostique n’est donc pascertain . Parmi les dix enfants qu’elle a du élevé seule, six se sont marié. Fagesi vit à présent avec ses quatre plus jeunes enfants dans le village de Jimu, au Malawi.
Chaque jour, Fagesi entreprend un voyage de 5 km pour aller chercher de l’eau à la rivière. Une fois sur place, cela lui prend jusqu’à 3 heures parfois pour récolter la quantité d’eau nécessaire d’un puit creusé dans le lit de la rivière. Toutefois, cette récolte d’eau qui donne tant de mal à Fagesi est une récolte d’eau contaminée. Gibier et autres animaux sauvages viennent régulièrement s’y abreuver. Les gens comme Fagesi n’ont pourtant pas d’autres d’alternatives.
Il s’agit d’une question cruciale, c’est pourquoi IR en a fait une priorité. La nécessité de fournir de l’eau potable est un besoin vitale pour le bien être de tous ceux qui vivent dans les mêmes conditions que Fagesi et les siens. Pour améliorer la situation, les agents IR ont créé un comité points d’eau dans le village qui gère la construction de nouveaux points d’eau: forages équipés de pompes à eau manuelles. Le comité est par ailleurs également formé à entretenir les pompes.
Malheureusement, les peines de Fagesi ne s’arrêtent pas là. En plus de sa randonnée jusqu’à la rivière, Fagesi doit consacrer le reste de son temps à cuisinier; à s’occuper de sont petit lopin de terre et à récolter du bois à feu, une tâche qui, accomplie seule, peut grignoter jusqu’à trois heures sur sa journée. En raison de son âge avancé, toutes ces corvées sont de plus en plus pénibles pour Fagesi.
En ce qui concerne l’alimentation, le petit déjeuner est un luxe que Fagesi ne peut pas s’offrir. Le premier repas de la famille arrive généralement dans l’après-midi ; il est constitué des légumes issus de leur petit potager et de « nsima », une épaisse purée à base de féculents et de maïs, abondant au Malawi. Le repas du soir se compose d’une bouillie plus liquide, le « phala », à base de farine de maïs. Cependant, il arrive encore souvent que les enfants de Fagesi aillent au lit le ventre vide.
Bien que son petit potager soit leur seule source d’alimentation, Fagesi ne parvient que très rarement à produire assez pour nourrir toute la famille. Sa parcelle de terre est trop petite et perd en fertilité, les graines et autres fertilisants étant hors budget. De plus, sa petite agriculture est exposée aux sécheresses et aux intempéries qui minent encore un peu plus ses chances de subvenir aux besoins de sa famille. Le Malawi fut frappé par la famine en 2002 en cause des sécheresses et intempéries successives durant deux récoltes. Tout au long des années 2002 et 2003, IR a réagit à cette pénurie en distribuant des graines et des fertilisants aux petits agriculteurs afin de prévenir d’éventuelles nouvelles crises.






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